Parcours "Pèlerinage"

Kulturell ,  Radwanderer ,  Fernfahrer Um Troyes

  • Troyes est connue notamment pour ses célèbres foires mises en place par le comte de Champagne, Henri Ier le Libéral (1127-1181). Les marchands italiens, flamands et anglais se retrouvaient en Champagne en empruntant des voies très souvent héritées de l’empire romain. L’une d’elles, la Via Agrippa, reliait Rome à l’Angleterre et passait non loin de Troyes. Cet axe était emprunté tout à la fois par les marchands, mais aussi par les pèlerins. Il permettait de rejoindre Jérusalem et la côte adriatique de l’Italie où se trouvaient les lieux de pèlerinage dédié à Saint-Michel et à Notre-Dame de Lorette.

    La Champagne, aux XIIe et XIIIe siècles, devint ainsi le creuset européen où produits et idées s’échangeaient. Les pèlerins se rendant à Rome, à Jérusalem, au Mont-Saint-Michel, à Notre-Dame de Lorette côtoyaient ceux qui effectuaient les pèlerinages locaux dédiées aux saintes Mâthie et Jule par exemple.

    Copyright des photos : © Maison du patrimoine du Grand Troyes/2015/2016
Orte von Interesse
1 Le quartier du Premier mai (Saint-Jacques de Compostelle)
La porte Saint-Jacques, justement dédiée au patron de la Galice, constituait pour les pèlerins et les marchands, le point d’entrée dans la ville médiévale. Les routes venant de Châlons-en-Champagne et de Chaumont convergeaient vers le faubourg Saint-Jacques, aujourd’hui le Rond-point de l’Europe. Ce lieu, décoré de deux mosaïques monumentales, continue de perpétuer le souvenir d’une cité ouverte sur l’Europe et ses cultures. Troyes est d’ailleurs la première ville européenne à avoir signé une convention de jumelage. C’était le 4 novembre 1951, avec la ville de Tournai, en Belgique. Pèlerins et marchands s’engageaient ensuite dans la rue Saint-Jacques (aujourd’hui boulevard du 1er mai et rue Kléber), où ils pouvaient trouver un gîte dans l’hospice Saint-Nicolas ou dans les nombreuses auberges qui parsemaient la ville. Plusieurs maisons en pans de bois bordent la rue Kléber, notamment la célèbre maison du Dauphin, reconnaissable grâce à son enduit de couleur jaune. À voir : Plusieurs œuvres d’art représentant saint Jacques le majeur, à découvrir dans les églises du bouchon : Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (verrières 108 et 228), église Saint-Jean-au-Marché (tableau), église Saint-Pantaléon (statue et verrière 11), église Saint-Urbain (statue).
2 La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (Jérusalem - Pèlerinages locaux - Mont-Saint-Michel)
Les reliques provenant de la Terre sainte : En 1204, la IVe croisade, à laquelle participent des seigneurs champenois, est déroutée vers Constantinople. La capitale de l’empire romain d’Orient est alors pillée pendant plusieurs jours. Plusieurs reliques insignes parvinrent en Champagne grâce à l’intervention de l’évêque de Troyes, Garnier de Traînel. Un fragment de la Vraie Croix parvint ainsi dans la cité. Plusieurs vitraux de la cathédrale relatent l’arrivée des précieuses reliques. À voir dans le Trésor : monstrance d’une dent de saint Pierre (XIVe-XVe-XVIIe s.) ; un reliquaire des cheveux de la Vierge Marie (XVe s.) ; une monstrance reliquaire de la Sainte Croix (2e moitié du XVIIIe s.) ; un reliquaire de la Sainte Épine (XVIIIe s.) ; croix reliquaire du bois de la Vraie Croix (1807). Reliquaire des cheveux de la Vierge Marie, XVe s : Sainte Mâthie ou Mastidia est fêtée le 7 mai. D'après l'histoire locale, elle vécut au Ier siècle (mais plus vraisemblablement au IIe s.) dans une famille aisée de Troyes. La jeune Mâthie se convertit à la religion chrétienne au contact de Potentien et de Sérotin, deux missionnaires venus de Sens. Le préfet romain, Montanus, persécuta les premiers convertis, et Mâthie fut sans doute sacrifiée à cette époque. Elle fut inhumée dans la cathédrale. Le récit appartient peut-être à la légende, cependant, l’évêque Milon (974-985) fit installer une chapelle dans la cathédrale qu’il venait de faire reconstruire après les destructions infligées par une incursion viking cent ans plus tôt, en 887. La chapelle fut déplacée lors de la construction de l’édifice actuel. Des miracles semblent s’être produits sur la tombe de la sainte. La troisième chapelle nord du déambulatoire lui est aujourd’hui dédiée et une mouchette de la grande rose occidentale (derrière l’orgue) la représente tenant un bouquet de fleurs épanouies. Au XIXe siècle, la fabrique d’images Pellerin à Épinal édita une feuille du Cantique spirituel dédié à la sainte troyenne. Statue de sainte Mâthie, XIXe s. : À voir dans la chapelle Sainte-Mâthie : Sainte Mâthie par Maréchal et Gugnon (baie 112, vers 1876) ; châsse de sainte Mâthie ; statue de sainte Mâthie (XIXe s.). Grande rose occidentale : Sainte Mâthie accédant au Paradis (baie 239, 1546/47). Saint Michel. Sans doute le moins connu des grands pèlerinages, le Mont-Saint-Michel est néanmoins une destination mentionnée dès le IXe siècle. Les pèlerins venant de Suisse et d’Allemagne passaient par la Champagne avant d’arriver à Paris. Les rois de France, en lutte contre les Anglais durant la guerre de Cent Ans fréquentèrent ce pèlerinage, expliquant en partie la présence de nombreuses statues du saint sur le territoire. Une statue de Saint Michel ornait le sommet de la façade médiévale de la cathédrale et demeura en place après l’érection de la façade actuelle. Un violent orage l’abattit au début du XVIIIe siècle. À voir aussi : Au musée de Vauluisant : La charité de saint Bernard d’Aoste ou de Menthon, peinture sur bois d’un peintre anonyme, 1552. La tradition rapporte que ce tableau, élément d’un retable, provenait de l’ancien hospice Saint-Bernard aujourd’hui détruit, établissement que l’on supposait fréquenté par les miquelots, pèlerins du Mont-Saint-Michel.
3 L’ancien couvent Saint-Quentin - 5-7 rue Mitantier (Pèlerinages locaux)
L’installation d’un couvent dédié à saint Quentin remonte sans doute au XIe siècle, bien que la tradition locale le fasse remonter à la période mérovingienne. L’église subit de nombreuses modifications aux XVIe, XVIIIe et XIXe siècles. Elle fut amputée de son porche (XIVe s.) lors de l’alignement de la rue Mitantier ; il est aujourd’hui conservé dans l’enceinte du musée. L’édifice abrita notamment une brasserie au XIXe siècle. Saint Quentin était réputé guérir de l’hydropisie, une affection hépatique très grave, pouvant conduire à la mort. Un pèlerinage local se déroulait dans l’église autour d’une relique du saint conservée avant la Révolution dans l’église. À voir aussi : Troyes : angle des rues Girardon et Mitantier, dans l’enceinte du musée, le porche (XIVe s.) de l’ancienne église Saint-Quentin Troyes : 12, rue François Gentil : un about de poutre représentant le Martyre de saint Quentin Saint-André-les-Vergers, église Saint-André : le groupe sculpté représentant Saint Quentin entouré des saints Claude, Jacques et Frobert et de sainte Catherine (XVIe siècle) Saint-Julien-les-Villas : Maison du patrimoine du Grand Troyes : maquette représentant le couvent au XIIe s.
4 Porche (XIVe s.) de l’ancienne église Saint-Quentin
Troyes : angle des rues Girardon et Mitantier, dans l’enceinte du musée, le porche (XIVe s.) de l’ancienne église Saint-Quentin
5 Martyre de saint Quentin
Un about de poutre représentant le Martyre de saint Quentin
6 Eglise Saint-André - Saint-André-les-Vergers
le groupe sculpté représentant Saint Quentin entouré des saints Claude, Jacques et Frobert et de sainte Catherine (XVIe siècle).
7 Maquette représentant le couvent au XIIe s.
Saint-Julien-les-Villas, Maison du patrimoine du Grand Troyes : maquette représentant le couvent au XIIe s.
8 Eglise Saint-Nicolas - (Rome - Jérusalem - Notre-Dame de Lorette)
Localisée sur un tertre, tout comme la cathédrale, cette église est un monument insigne du patrimoine troyen. Reconstruite après le grand incendie de 1524, elle invite à parcourir le vaste monde par les évocations qu’elle recèle. Elle constitue également un manifeste théologique de premier ordre permettant au croyant de vivre sa foi au mieux. Le Saint-Sépulcre. Il s’agit d’un petit édifice construit au sein de l’église. Il fut édifié à partir d’un plan que ramena un pèlerin au retour de Jérusalem. À l’intérieur, on aperçoit le corps du Christ reposant sur son tombeau tandis que deux anges relèvent le suaire sur lequel il est étendu. Au-dessus de cette construction, on remarque la figure du Christ, émergeant de son tombeau lors de sa Résurrection, au matin du dimanche de Pâques. Notre-Dame de Lorette. Cette dévotion est liée à la maison supposée de la Vierge, la Santa Casa, à Nazareth. Menacée par les sarrasins, la maison aurait été transportée miraculeusement par des anges en Croatie, à Trsat puis à Rijeka, avant d’être finalement emportée en Italie, dans une petite localité des Marches, Loreto. Une version plus prosaïque prétend qu’il s’agirait d’une maison de Palestine qui aurait été démontée puis remontée à Loreto au XIIIe siècle. La légende explique la particularité de la représentation : la Vierge Marie portant l’Enfant est représentée debout sur une maison parfois soutenue par deux anges.
9 Triptyque de la Légende de la Santa Casa - Musée de Vauluisant
Triptyque de la Légende de la Santa Casa, peint par Nicolas Cordonnier, au XVIe s.
10 Notre-Dame de Lorette
À Sainte-Savine, église Sainte-Savine : Notre-Dame de Lorette, 2e moitié du XVIe s.
11 Eglise Saint-Martin-ès-Vignes (Pèlerinages locaux)
Un pèlerinage très fréquenté jusqu’à la fin de l’Ancien Régime célébrait le martyre d’une jeune troyenne : Jule. Il s’organisait autour d’un puits réputé pour son eau, sensée posséder des vertus curatives. Une rue l’évoque encore. De nos jours, l’église Saint-Matin-ès-Vignes garde la trace de cette dévotion à travers plusieurs œuvres d’art. À voir : un autel du XIXe siècle, une statue et trois vitraux perpétuant le souvenir de la sainte.
12 Eglise Sainte-Maure (Pèlerinages Locaux)
Sainte Maure († 850) fut une jeune chrétienne morte à l'âge de vingt-trois ans qui consacra sa jeunesse à secourir toutes les misères. Les pauvres de la région et les fidèles témoignèrent de leur admiration en venant en pèlerinage pour demander son intercession auprès de Dieu. Le tombeau de la sainte, qui date du XIXe siècle, a été restauré de septembre 2006 à mars 2007.
13 Eglise de l’Annonciation de Lirey (Jérusalem)
Geoffroi de Charny (vers 1300/06-1356), seigneur de Lirey, était le porte-oriflamme du roi de France. Il est aussi l’auteur de trois ouvrages consacrés à la chevalerie, ce qui en fait l’un des grands théoriciens. Sa proximité avec le roi Jean II le Bon lui permet de proposer à ce dernier en 1351, la création de l’ordre de l’Étoile. En 1340, il épouse Jeanne de Vergy en secondes noces. Chevalier courageux, il meurt à la bataille de Poitiers. Geoffroy de Charny et Jeanne de Vergy fondent une collégiale à Lirey. Le bâtiment est destiné à abriter une relique qui provient de la famille de son épouse représentant le corps d’un homme mort représenté de face et de dos. À partir de 1357, la dame instaure un pèlerinage au cours duquel on expose le tissu (ostension). Trois ans plus tard, l’évêque de Troyes, Henri de Poitiers, interdit les ostensions au motif qu’il s’agit d’un faux puisque les Évangiles ne mentionnent pas son existence. En 1369, Jeanne de Vergy, à la faveur de son remariage, reprend les ostensions avec l’appui de l’antipape Clément VII (1378-1394), parent de son nouveau mari, tandis que le nouvel évêque de Troyes, Pierre d’Arcis (1378-1395) s’y oppose. En 1418, le tissu est transféré à Saint-Hippolyte (Jura), puis à Chambéry et enfin à Turin où il prend le nom de Saint Suaire. Des enseignes du pèlerinage de Lirey sont conservées et offrent les représentations les plus anciennes du Saint Suaire. L’engouement pour cette relique fut tel que des fabricants d’enseignes étaient installés dans le village pour vendre leur production.
14 Chapelle Saint-Aventin - Verrières
Aventin était un ermite qui vécut au VIe siècle dans la région. Sa légende l’associe à un ours qu’il aurait dressé. Une chapelle conserve le souvenir de l’existence de ce pieux personnage. Une source réputée miraculeuse existe à proximité.
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