FR - Troyes Champagne Métropole

Kulturell ,  Fernfahrer Um Payns

  • Troyes Champagne Métropole recèle beaucoup de charmes et d’atouts touristiques avec un patrimoine d’exception, une nature préservée et mille et une activités et découvertes !

    Circuit cofinancé par le Comité de Tourisme de la Région Troyenne.
    Le CTRT crée en 1978 évolue en contribuant de différentes façons à la promotion touristique des communes qui améliorent sans cesse la qualité de vie de leurs habitants.
    Il participe à l'organisation du jury de fleurissement et à différentes opérations de promotions et de mise en valeur du patrimoine touristique aux côtés de Troyes Champagne Tourisme.
Points d'intérêt
1 Payns
Payns était le fief du seigneur Hugues de Payns. Ce nom ne vous dit rien ? C’est pourtant un haut lieu de l’histoire des Templiers… Nous sommes à la fin du 11° siècle, le tombeau du Christ tombe aux mains des Turcs. Une première croisade est alors organisée pour rouvrir la route de Jérusalem, et l’accès au tombeau. Dès lors, Hugues de Payns décide de s’installer définitivement en Orient pour diriger une troupe de chevaliers dont la mission sera de protéger les pèlerins. En 1120, avec l’appui du roi Baudouin II, il fonde la milice des Pauvres Chevaliers du Christ, qui sera plus tard rebaptisée Ordre du Temple. Officialisé en 1129 par le Concile de Troyes, l’ordre reçoit à la même occasion sa règle, influencée par Bernard de Clairvaux. Des fouilles ont été effectuées en septembre 1998 sur le site de la Commanderie d’Hugues de Payns. Elles ont permis de mettre à jour différentes fondations d’une chapelle et d’un corps de ferme, ainsi que des fragments de colonnettes et de carreaux. Mais surtout, un trésor monétaire de 708 deniers du 13° siècle ! Découvrez ou redécouvrez la création et l’histoire des Chevaliers du Temple en visitant le Musée Hugues de Payns, ou Musée des Templiers, au cœur même du village. Payns se souvient de son histoire, et pas seulement des Templiers, comme en témoigne le Soldat Poilu, qui commémore ses « enfants morts pour la France » entre 1914 et 1918, ou encore la stèle aux 4 fusillés du 22 août 1944. Ne manquez pas non plus de visiter l’église de l’Assomption de la Vierge, avec sa nef, son transept et son clocher, qui rappellent les effervescences gothiques. Sa Vierge à l’enfant et sa Piéta, toutes deux datées du 16° siècle, sont classées Monument Historique.
2 Montgueux
La commune de Montgueux est située sur une colline qui surplombe la plaine de Troyes. Si elle offre un très joli panorama de la ville, elle est aussi une terre de légendes… Ce sont notamment le Château de Montgueux, érigé en 1512 et détruit à la Révolution, ou encore l’église de l’Exaltation de la Sainte Croix, datée du 16° siècle, qui ont donné naissance à ces nombreuses fables populaires. L’église, avec ses magnifiques vitraux 16ème, son mobilier classé Monument Historique et ses croix gravées sur ses murs, n’y est pas étrangère… De ces contes, on retient surtout la légende du Mont Chirac : « Au Moyen-Âge, un château-fort dominait le Mont Chirac ; un baron en partageait l’austère solitude avec sa fille Clotilde. Mais Clotilde était déjà une enfant émancipée. Déguisée en bergère, à l’insu de son père, elle allait au-devant de Thibault, Comte de Champagne. Une nuit, veille de Noël, elle disparut avec lui. L’année suivante, à l’approche de Noël, une lueur effrayante embrasa tout le château. L’Evêque de Troyes fut appelé à faire l’exorcisme de ce lieu hanté. Le lendemain, un énorme dragon sortit du château disloqué qui s’abîma aussitôt dans le Trou de Chirac. Il n’en resta qu’une seule pierre portant l’inscription : « Passants, faites une prière pour la pauvre Clotilde ». Il paraitrait même que la commune abrite un trésor ! Quelque part entre Montgueux et La Grange-au-Rez, se situait autrefois le Couvent de Sainte Croix. Au 15° siècle, en voyant approcher des pillards, les moines qui y habitaient auraient enfoui leur trésor, qui demeure introuvable… Mais Montgueux est surtout connue pour ses vignes : ses 186 hectares de parcelles classées en Appellation Champagne lui ont d’ailleurs longtemps valu le surnom de « Montrachet » de Champagne. Et saviez-vous que le vin produit au Japon est originaire… de Montgueux ? En effet, il s’agit du terrain d’expérimentation de Charles Baltet, un célèbre pépiniériste Troyen. Au 19° siècle il enseigna l’art de la vigne à deux hommes japonais, qui développèrent en 1876 le vignoble de Yamanashi. Ce dernier produit aujourd’hui la moitié du vin de l’archipel !
3 Fontvannes
Les communes de Fontvannes et Estissac, situées dans le Pays d’Othe, sont l’endroit l’idéal pour déguster… le bon cidre du Pays d’Othe ! Toutes deux détentrices du Label Villes et Villages Fleuris, elles prodiguent un cadre de promenade champêtre des plus agréables. Commençons par Fontvannes : en 1019 la commune s’appellait Fons Vennae. C’est là que se trouve la source la plus importante de la Vanne. Elle dispose d’un lavoir, dit « lavoir-halle ». Récemment restauré, celui-ci est façonné de poutres en bois qui vous rappelleront les célèbres maisons à pans de bois de la ville de Troyes. Son église Saint Alban, en surplomb, offre une vue dégagée sur les collines du Pays d’Othe. Son retable en bois, qui représente le jugement dernier, est unique dans le département ! Fontvannes abrite également des sites archéologiques datés du paléolithique et du néolithique ! Passons à Estissac, car elle aussi a de quoi susciter la curiosité… Son église Saint Liébaut, ancien nom de la commune, date du 18° siècle, comme en atteste son portail de style néo-classique, très prisé à cette époque. Elle compte une douzaine d’œuvres classées Monument Historique, mais vous y trouverez aussi une représentation d’une légende locale : Saint Loup écrasant la chair salée. Ce dragon vaincu par Saint Loup au 5° siècle fut, paraît-il, conservé dans un coffre rempli de sel, et c’est de là qu’il tint son nom. Dès lors une procession fut organisée chaque année jusqu’au 18ème siècle, où défilait la chair salée dans les rues de Troyes. Elle faisait le tour des différentes églises du centre-ville. La Halle de la commune, chef-d’œuvre de charpente érigé au XVIIè siècle, vaut aussi le détour. Si le château de Saint Liébaut est aujourd’hui détruit, le Domaine du Moulin d’Eguebaude, quant à lui, peut être visité. Ne manquez pas non plus le lavoir dit « à cage ouverte », qui jouxte la place Caroline. Construit en briques, à cheval sur la Vanne, il est le fruit d’une réflexion à la fois esthétique et pratique. Enfin, d’après les derniers travaux historiques et archéologiques, ce serait aux alentours d’Estissac qu’aurait eu lieu la fameuse bataille des Champs Catalauniques, où les Huns furent vaincus en 451.
4 Estissac
Les communes de Fontvannes et Estissac, situées dans le Pays d’Othe, sont l’endroit l’idéal pour déguster… le bon cidre du Pays d’Othe ! Toutes deux détentrices du Label Villes et Villages Fleuris, elles prodiguent un cadre de promenade champêtre des plus agréables. Commençons par Fontvannes : en 1019 la commune s’appellait Fons Vennae. C’est là que se trouve la source la plus importante de la Vanne. Elle dispose d’un lavoir, dit « lavoir-halle ». Récemment restauré, celui-ci est façonné de poutres en bois qui vous rappelleront les célèbres maisons à pans de bois de la ville de Troyes. Son église Saint Alban, en surplomb, offre une vue dégagée sur les collines du Pays d’Othe. Son retable en bois, qui représente le jugement dernier, est unique dans le département ! Fontvannes abrite également des sites archéologiques datés du paléolithique et du néolithique ! Passons à Estissac, car elle aussi a de quoi susciter la curiosité… Son église Saint Liébaut, ancien nom de la commune, date du 18° siècle, comme en atteste son portail de style néo-classique, très prisé à cette époque. Elle compte une douzaine d’œuvres classées Monument Historique, mais vous y trouverez aussi une représentation d’une légende locale : Saint Loup écrasant la chair salée. Ce dragon vaincu par Saint Loup au 5° siècle fut, paraît-il, conservé dans un coffre rempli de sel, et c’est de là qu’il tint son nom. Dès lors une procession fut organisée chaque année jusqu’au 18ème siècle, où défilait la chair salée dans les rues de Troyes. Elle faisait le tour des différentes églises du centre-ville. La Halle de la commune, chef-d’œuvre de charpente érigé au XVIIè siècle, vaut aussi le détour. Si le château de Saint Liébaut est aujourd’hui détruit, le Domaine du Moulin d’Eguebaude, quant à lui, peut être visité. Ne manquez pas non plus le lavoir dit « à cage ouverte », qui jouxte la place Caroline. Construit en briques, à cheval sur la Vanne, il est le fruit d’une réflexion à la fois esthétique et pratique. Enfin, d’après les derniers travaux historiques et archéologiques, ce serait aux alentours d’ Estissac qu’aurait eu lieu la fameuse bataille des Champs Catalauniques, où les Huns furent vaincus en 451.
5 Vauchassis
Vauchassis est un petit village aux portes de la Forêt d’Othe. Son nom est dérivé de « val chasseux » en raison de sa situation au creux d’une vallée et de ses forêts giboyeuses. C’est d’ailleurs là que les comtes de Champagne se retrouvaient pour chasser. Les habitations alentours conservent un aspect tout à fait pittoresque. Elles sont pourtant construites avec les matériaux pauvres de l’époque, que sont la craie et le bois. Autrefois garni de chaume, ce type de bâti a su résister au poids des siècles, comme dans le cœur historique de Troyes. L’église de l’Assomption, construite dans les années 1750, s’élève sur les restes de deux autres églises effondrées respectivement en 1705 et 1749. Malgré sa construction au 18° siècle, son style mêle des éléments issus du baroque et de l’antiquité Gréco-romaine, à l’image des pilastres et des frontons qui encadrent le portail d’entrée. Elle est classée Monument Historique, tout comme une vingtaine des objets qu’elle abrite : on compte notamment un maître-autel en marbre rouge et gris du 18° siècle, mais aussi, des panneaux de bois peint. Pour la petite histoire, c’est à Vauchassis, en 1815, qu’un curé concocta une tisane à base « de sucre et de bon vin ». Il la délivrait aux malades qui le consultaient. Ceux-ci venaient de toute la Champagne pour expérimenter le breuvage. Ce remède énergétique est toujours en usage dans le village. D’ailleurs, la bibliothèque de Troyes conserve deux manuscrits de ses recettes médicales qui luttaient aussi bien contre l’asthme, la toux, les fièvres quotidiennes, mais aussi les morsures de vipères ou bien le ver solitaire !
6 Laines-aux-Bois
Commune animée, encadrée d’une plaine et d’un mont boisé, Laines-aux-Bois est un endroit où il fait bon vivre. Le nom de Léandre Nicolas lui reste attaché puisqu’il fut premier Député élu en 1906 mais surtout parce qu’il fonda en 1879 La Bibliothèque Démocratique et Populaire. Près de la Mairie se trouve l’église Saint-Pierre-ès-Liens, datée du 16° siècle. Elle accueille plusieurs éléments classés Monument Historique comme son flamboyant portail sud, une Piéta, mais aussi de nombreuses sculptures de saints datées des 15°, 16° et 17° siècles. Dans le village, vous remarquerez deux monuments aux morts, en souvenir des victimes des deux Guerres Mondiales. Le monument de la Deuxième Guerre Mondiale est composé d’un piédestal et d’une colonne cannelée, qui se termine par la Croix de Lorraine. Quatre hommes aux torses amaigris y sont sculptés. Les mains liées dans le dos, ils se tiennent droit face à leur funeste sort. Tout près, la commune de Souligny est située au pied du site de Montaigu, et notamment de l’ancien Château de Montaigu. Ce château aurait été utilisé comme refuge par Saint Loup pour rassembler la population de l’époque, dispersée par le passage d’Attila en 451 et en partie décimée par les épidémies qui suivirent… Certains considèrent même que ce fut le premier centre des Tricasses, peuple de la Gaule chevelue et fondateurs de la ville de Troyes. Le château de Montaigu fut en tous cas le sujet de querelles entre Armagnacs et Bourguignons, jusqu’à ce que sa destruction soit ordonnée, en 1420, suite au Traité de Troyes. Le site est toutefois accessible et a même été réhabilité pour pouvoir accueillir des visiteurs. Il paraîtrait qu’un sous-terrain secret le relie à… la Cathédrale de Troyes !
7 Souligny
Commune animée, encadrée d’une plaine et d’un mont boisé, Laines-aux-Bois est un endroit où il fait bon vivre. Le nom de Léandre Nicolas lui reste attaché puisqu’il fut premier Député élu en 1906 mais surtout parce qu’il fonda en 1879 La Bibliothèque Démocratique et Populaire. Près de la Mairie se trouve l’église Saint-Pierre-ès-Liens, datée du 16° siècle. Elle accueille plusieurs éléments classés Monument Historique comme son flamboyant portail sud, une Piéta, mais aussi de nombreuses sculptures de saints datées des 15°, 16° et 17° siècles. Dans le village, vous remarquerez deux monuments aux morts, en souvenir des victimes des deux Guerres Mondiales. Le monument de la Deuxième Guerre Mondiale est composé d’un piédestal et d’une colonne cannelée, qui se termine par la Croix de Lorraine. Quatre hommes aux torses amaigris y sont sculptés. Les mains liées dans le dos, ils se tiennent droit face à leur funeste sort. Tout près, la commune de Souligny est située au pied du site de Montaigu, et notamment de l’ancien Château de Montaigu. Ce château aurait été utilisé comme refuge par Saint Loup pour rassembler la population de l’époque, dispersée par le passage d’Attila en 451 et en partie décimée par les épidémies qui suivirent… Certains considèrent même que ce fut le premier centre des Tricasses, peuple de la Gaule chevelue et fondateurs de la ville de Troyes. Le château de Montaigu fut en tous cas le sujet de querelles entre Armagnacs et Bourguignons, jusqu’à ce que sa destruction soit ordonnée, en 1420, suite au Traité de Troyes. Le site est toutefois accessible et a même été réhabilité pour pouvoir accueillir des visiteurs. Il paraîtrait qu’un sous-terrain secret le relie à… la Cathédrale de Troyes !
8 Crésantignes
Crésantignes est un village verdoyant et champêtre où les maisons en briques à pans de bois sont ponctuées de corps de ferme et de lotissements plus modernes, le tout participant à son charme. Au centre de la commune, vous pouvez visiter un musée au nom résolument original : le Musée du Passé Simple. Ses salles consacrées aux outils et ustensiles du passé rappellent le quotidien et les coutumes d’autrefois. Grâce à ses collections régulièrement enrichies, il s’attache à raviver le souvenir d’un passé qui n’est pas si lointain. A 200 mètres de là, dans la Ruelle de l’Etang, se trouve un lavoir érigé dans les années 1850. Construit en briques avec des mesures d’aération pour faciliter le renouvellement de l’air, il est en adéquation avec les grands principes hygiénistes de l’époque. Il rappelle également le quotidien des habitants de Crésantignes. L’église Saint-Sébastien toute proche, datée de 1780, est typique des constructions du 18° siècle. Elle renferme un mobilier riche, classé Monument Historique. C’est notamment le cas d’un retable en calcaire polychromé qui représente la Passion du Christ. Parmi les autres éléments du mobilier classés, ne manquez pas d’admirer les sculptures de saints, un lutrin surmonté d’un aigle, ou encore une Vierge à l’enfant en marbre blanc doré. Aux côtés de l’église, deux plaques de marbre noir commémorent les deux Guerres Mondiales et rendent hommage à leurs victimes.
9 Lirey
Situé entre la forêt d’Aumont et le mont boisé du site historique de Montaigu, le village de Lirey profite du charme de la campagne auboise. Vous pourrez admirer son architecture à pans de bois, si caractéristique de la région, et qui mêle aux maisons pittoresques le lavoir, encore visible au bord de la route. Construit en 1873, il a rythmé le quotidien des habitants pendant près d’un siècle. Le nom de Lirey est souvent associé à l’histoire du Saint-Suaire, c’est-à-dire le linceul qui enveloppait le corps du Christ et sur lequel serait imprimée l’image d’un homme crucifié. En effet, il se trouva dans cette commune entre 1353 et 1418. L’église collégiale de Lirey fut donc construite en 1356 pour l’accueillir. Elle fut démolie à la Révolution, et une grande partie de son mobilier fut déplacé vers d’autres lieux de culte et musées, comme des autels aujourd’hui conservés au Victoria and Albert Museum de Londres. L’église actuelle est quant à elle dédiée à l’Annonciation de la Vierge, et fut érigée entre 1870 et 1880.
10 Saint-Pouange
Détentrice du label Villes et Villages Fleuris, Saint-Pouange, avec ses associations, sa bibliothèque et son cadre verdoyant, est une commune qui a tout pour plaire. Son centre culturel, autrefois un presbytère, compte parmi les lieux où Edouard Herriot passa son enfance auprès de son grand-oncle, qui fut curé de Saint-Pouange. A l’Est du village, dans la rue éponyme, se trouve le lavoir fait de poutres ajourées. Il laisse entrevoir le bassin qui servait aux lavandières, de la seconde moitié du 19° siècle jusqu’à la seconde moitié du 20°. Au centre du village se trouve l’église Saint-Pouange, reconstruite avec l’ambition de ne pas dénaturer son histoire. En effet, si son abside date du 12° siècle, sa voûte et une fenêtre datent quant à elles du 15°… et de surcroît, l’édifice a été remanié en 1854 ! Parmi les sculptures qu’il abrite, un certain nombre sont classées Monument Historique ; on compte entre autres une Vierge à l’enfant en calcaire polychromé, ou encore un Saint Sébastien en calcaire qui pourrait avoir été réalisé par l’atelier du maître de Chaource. Les verrières de Saint-Pouange, datées du 16° siècle, sont également classées Monument Historique. Devant l’église, un obélisque sur socle porte la palme de la victoire et commémore « ses héroïques enfants morts pour la France » lors de la Première Guerre Mondiale.
11 Isle-Aumont
Isle-Aumont est particulièrement renommée pour sa butte. En effet, elle porte encore les traces de sa vie au cours des siècles. Au 5° siècle, à l’époque Mérovingienne, y fut construit l’un des tous premiers établissements monastiques de la Gaule. Aux 11° et 12° siècles est ensuite aménagé un château, domaine des Comtes de Champagne. L’église dédiée à Saint Pierre laisse quant à elle entrevoir le sanctuaire carolingien situé en contrebas du chœur, la nef bénédictine et une nef gothique. Dans les années 1960, une nécropole d’un millier de sépultures a été découverte par Jean Scapula, un archéologue local. Tous ces éléments classés Monument Historique font aujourd’hui de cette butte un véritable musée.
12 Saint-Parres-aux-Tertres
Saint-Parres-aux-Tertres est elle aussi chargée d’histoire. Comme le montre la découverte d’une dizaine de sarcophages en 1981, la commune est occupée depuis le 3° siècle ! Son nom même évoque ce siècle puisque Saint Parres, enterré à la chapelle Saint Patrocle, subit le martyr sur la colline du Mont des Idoles en l’an 275. A Saint-Parres-aux-Tertres, on se souvient des deux Guerres Mondiales. Le monument commémorant la Première Guerre Mondiale est situé près de la mairie, et fut détruit au cours de la Deuxième. Il fut donc reconstruit en 1950. Ne manquez pas l’église Saint-Pierre, il s’agit d’une « église-halle » ! Classée Monument Historique, elle est typique des constructions locales avec ses vaisseaux de même largeur et de même hauteur. Avec ses 5 travées, elle fait partie des églises les plus étirées. Son flamboyant portail Sud présente un tympan fait d’une verrière, mais ses vitraux 16° siècle valent eux aussi le détour !
13 Lavau
Lavau offre un cadre de vie agréable et dynamique. Détentrice du label Villes et Villages Fleuris, elle accueille une zone commerciale et propose des activités sportives et créatives variées. En 2014, elle fut au centre de l’attention nationale… et même internationale ! En effet, des fouilles archéologiques permirent de mettre à jour une tombe princière qui date du début du 5° siècle. Elle est située au cœur d’une nécropole fondée au 14° siècle avant notre ère. Le défunt, reposant sur un char, était inhumé dans une tombe monumentale disposée dans une chambre funéraire. De nombreux éléments furent retrouvés avec lui : des bracelets en or, un chaudron en bronze, une céramique attique, et bien d’autres trésors. Il s’agit d’une découverte archéologique majeure, qui fait de Lavau une terre d’histoire incomparable.
14 Buchères
Les communes de Buchères et Creney-Près-Troyes ont toutes deux vécu des événements tragiques et, qui plus est, à deux jours d’intervalle. Leurs habitants en gardent un funeste souvenir, qu’ils commémorent au travers de leurs lieux de mémoire respectifs. C’était au matin du 24 août 1944. Un groupe de résistants décide d’attaquer un side-car ainsi qu’un camion de soldats allemands qui s’approchent. Parmi les occupants du camion, un soldat allemand réussit à s’échapper et à prévenir ses supérieurs, basés au Lycée de Troyes. Les représailles ne se font pas attendre : vers 11 heures du matin, 300 soldats allemands débarquent, contre 50 résistants. L’ennemi s’infiltre alors de tous les côtés, et va prendre position. Devant le nombre, la résistance décroche. Le combat dure une demi-heure. La bataille est terminée, mais le massacre va commencer. Une folie meurtrière tuant hommes, femmes, enfants et brûlant tout sur leur passage. Au total, 67 personnes sont abattues froidement et 50 habitations détruites par le feu… Aujourd’hui, une lanterne s’élève pour garder le souvenir des 67 victimes civiles. Le village avait déjà connu d’autres guerres, bien des années plus tôt, car il fut aussi le théâtre des campagnes napoléoniennes de 1814. Le territoire était alors occupé par les campements de soldats, en marche pour affronter l’armée Prussienne à quelques kilomètres de là. Mais revenons à des sujets plus légers : l’église du village, dite de l’Assomption de la Vierge, date des années 1850. Son style néo-classique se reconnaît à sa façade mais aussi à ses colonnes surmontées de chapiteaux corinthiens.
15 Creney-Près-Troyes
Les communes de Buchères et Creney-Près-Troyes ont toutes deux vécu des événements tragiques et, qui plus est, à deux jours d’intervalle. Leurs habitants en gardent un funeste souvenir, qu’ils commémorent au travers de leurs lieux de mémoire respectifs. Comme à Buchères, les très chaleureux Coeurlequins, c’est-à-dire les habitants de Creney, bénéficient eux aussi d’un cadre de vie animé et respectueux de l’environnement. L’église du village, Saint Aventin, date essentiellement du 16° siècle. Elle compte un certain nombre d’éléments classés Monuments Historiques comme ses vitraux du 16° siècle, ses reliquaires du 18° et 19ème siècle ou encore un aigle lutrin du 19° siècle. A côté de l’église, un obélisque rend hommage aux soldats morts lors des guerres de 1870, d’Algérie, ainsi que des Première et Deuxième Guerres Mondiales. En effet, Creney-près-Troyes a fortement été marquée par la Deuxième Guerre Mondiale, comme le montre le monument aux morts de l’allée des Martyrs. Une sculpture de résistant fusillé repose sur un piédestal, et sur une plaque en bronze sont gravés les noms des martyrs, en mémoire desquels autant d’arbres furent plantés. Deux jours avant le massacre de Buchères, le 22 août 1944 vers 17 heures, sur un champ de tir, 49 détenus de la prison de Troyes furent exécutés sans jugement par des SS de la Gestapo.
16 Lusigny-sur-Barse
Lusigny-sur-Barse est située dans le Parc Régional de la Forêt d’Orient, et peut s’enorgueillir d’obtenir le Label Villes et Villages Fleuris. Outre son bâti champenois et le canal de la Barse, il est agréable en été, d’y profiter du lac tout proche. Vous pourrez vous languir sur sa plage, surveillée en été et équipée de barbecue, ou alors profiter de ses aires de jeux. N’hésitez pas non plus à louez un vélo afin de partir à la découverte des paysages variés le long de la Vélovoie ! Et attendez, ce n’est pas tout ! Nous n’avons même pas encore parlé de son patrimoine… Pour la petite histoire, il était autrefois possible de se rendre à Lusigny… en train ! Ce fut le cas jusque dans les années 1990. La gare n’est certes plus en activité aujourd’hui, mais elle a servi de modèle pour une maquette de trains électriques, encore commercialisés par la firme Jouef. Une certaine vision de la postérité ! Parmi les monuments incontournables de la commune n’oubliez pas d’aller jeter un œil sur l’église Saint-Martin du 16° siècle, ainsi que sur son mobilier en partie classé Monument Historique. Les vestiges de l’Abbaye Cistercienne de Larrivour sont aussi à voir. En passant dans la commune, ne manquez pas d’admirer l’œuvre de Klaus Rinke L’Eau, qui rend hommage à Gaston Bachelard. Elle fait partie d’un ensemble de quatre œuvres dédiées au thème des Elements. Vous pourrez ainsi admirer La Terre à Mailly-Champagne, L’Air à Langres, et Le Feu à Chooz. Mais revenons à Lusigny, et à sa maison au mur percé d’os véritable particularité locale dont on ignore l’origine. Une légende raconte cependant que ces os auraient appartenu aux chevaux morts lors de la bataille de 1814, opposant les troupes de Napoléon aux armées Prussiennes et Autrichiennes. Mais on dit également que dans certaines régions, il était de coutume d’utiliser des os comme outils, comme supports de treillage, ou bien pour conjurer le mauvais sort… Quoi qu’il en soit, la question se pose toujours. Pourquoi n’iriez-vous pas vous faire votre propre opinion ? Lusigny serait également la terre de légende de la fée Mélusine, qui lui devrait son nom… Mais là encore, les avis diffèrent !
17 Mesnil-Saint-Père
Détentrice du Label Villes et Villages Fleuris ainsi que du Label Pavillon Bleu en raison de la qualité exemplaire de son environnement, la commune de Mesnil-Saint-Père est, entre autres, un agréable port de plaisance. Vous pourrez vous essayer à la croisière et à la voile, vous prélasser sur les plages du Lac d’Orient, ou profiter d’un cadre somptueux le long de la Vélovoie des Lacs. Outre son cadre naturel exceptionnel, Mesnil-Saint-Père saura vous charmer grâce à son patrimoine bâti : ses maisons à pans de bois qui vous rappelleront le cœur médiéval de Troyes, sa mairie toute en couleur et en beauté, le monument aux morts de l’impasse des Martyrs, sur lequel une femme se dresse pour pleurer les défunts Mesnilois. Une douceur inattendue se dégage de ce monument... Faites un détour jusqu’à l’église Saint-André, qui témoigne de la vie de la commune au 12° siècle ! Inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques, elle est aujourd’hui fermée pour des raisons de sécurité, mais n’hésitez pas à venir l’admirer de l’extérieur. Au 18° siècle, Mesnil-Saint-Père fut au cœur de l’âge d’or des tuileries. Plus d’une trentaine de tuileries-briqueteries étaient alors en activité sur le territoire du Parc de la Forêt d’Orient. Celles-ci ont connu un formidable essor avec l’exploitation de l’argile pour la fabrication de carreaux, tuiles et briques, destinées à la construction de l’habitat traditionnel. Sur le territoire des lacs de la Forêt d’Orient se trouve la Forêt du Temple, dont le nom évoque l’ordre des Templiers. En effet, ces moines-soldats comptèrent de nombreuses possessions en terres, bois, étangs, villages et commanderies aux noms parfois très évocateurs. Le « Grand Mesnil » comme on l’appelait au Moyen-Âge, est une commune où il fait bon vivre. Les nombreuses résidences secondaires qu’elle compte en son sein en sont la preuve ! C’est aussi un endroit de choix pour observer la faune de la Forêt d’Orient. Cette dernière accueille en effet une réserve de cervidés mais est aussi une étape de la migration des oiseaux. On en a dénombré d’ailleurs près de 250 espèces !
18 Feuges
La plaine entourant Feuges est typique des paysages agricoles du Nord de la ville de Troyes. Le village est lié aux communes voisines de Charmont-sous-Barbuise et de Vailly, que vous pourrez visiter lors d’un agréable petit détour. Son église Saint Benoit date du 12°siècle. Elle compte parmi les plus anciennes églises romanes du département de l’Aube, et son architecture n’a pas été dénaturée malgré une restauration au 16° siècle. Elle comporte une verrière classée Monument Historique, tout comme son Christ en croix monumental, chef d’œuvre du 16° siècle champenois. Son chevet témoigne de l’influence rurale des constructions sacrées en campagne au 12° siècle. Alors n’hésitez pas à vous adresser à la mairie de la commune pour en connaître les horaires d’ouverture ! Si Feuges ne donna à la France que peu d’hommes et de femmes illustres, on compta tout de même parmi ses habitants un certain Charles-Michel de l’Epée, plus connu sous le nom d’Abbé de l’Epée. Curé de Feuges de 1736 à 1738, il fonda l’institut pour sourds et muets de Paris et apporta son concours au perfectionnement de la Langue des Signes Française.
19 Sainte-Maure
La commune de Sainte-Maure doit son nom à la Sainte éponyme, jeune chrétienne morte et inhumée ici-même, en 850, et qui avait consacré sa vie à la religion. L’église, dédiée à cette jeune sainte, est classée Monument Historique. Elle est datée du 15° siècle pour sa nef, et du 16° siècle pour son sanctuaire. Elle conserve un mobilier riche et varié, dont plus d’une trentaine d’éléments sont eux aussi classés Monument Historique. Vous pourrez notamment y admirer un sarcophage du 9° siècle, une statue et un buste reliquaire… sans oublier ses vitraux ! Sur la route de Saint-Benoit-sur-Seine, faites une halte au Château de Vermoise. Daté du 16° siècle, il est classé Monument Historique en raison de sa façade Renaissance et des toitures de son donjon. Sainte-Maure compte également un château du début 19° siècle, au beau milieu d’un parc arboré, qui accueille aujourd’hui une école d’agriculture. On y trouve à l’entrée un atlas qui proviendrait du château de Villacerf, situé à environ 8 kilomètres de là. A la sortie du village, en direction de Barberey-Saint-Sulpice, vous pourrez traverser le Canal de la Haute Seine. Creusé à l’initiative de Napoléon Ier suite à son passage à Troyes en 1805, il devait à l’origine relier le bassin Parisien à la Bourgogne. Son creusement fut terminé au milieu du 19° siècle. Dès lors des péniches partaient régulièrement de Troyes en direction de Paris. Elles transportaient différentes marchandises, telles que des articles de bonneterie, du vin, du bois de chauffage, ou encore du charbon. Le canal fut utilisé jusqu’en 1957, avant d’être déclassé des voies navigables. Depuis quelques années une voie verte y a été aménagée, à l’emplacement des anciens chemins de halage. Celle-ci court jusqu’au village de Saint-Oulph, à la limite du département.
20 Barberey-Saint Sulpice
Le temps d’une promenade à pied ou en vélo le long de la vélovoie, laissez-vous surprendre par un Monument Historique à l’emplacement inattendu : le Pont-canal en fonte de Pierre-Olivier Lebasteur, construit en 1846. Classé en 1980, il témoigne de l’effervescence des constructions métalliques du 19° siècle. Construit en 1626 pour Jean le Mairat, notable de la seigneurie de Barberey, l’ensemble du château de Barberey-Saint-Sulpice affiche quant à lui deux labels prestigieux. Le premier est le label Jardins Remarquables, qui fut attribué à son parc réaménagé en 1965, et qui est visitable en en été. Le deuxième est le titre de Monument Historique, décerné au château de style Louis XIII ainsi qu’à sa toiture et à sa façade. L’église Saint Sulpice, qui a par ailleurs donné son suffixe au nom de la commune, est également inscrite aux Monuments Historiques. Un certain nombre de ses éléments valent le détour comme sa nef romane, sa tribune renaissance ou son buste reliquaire de Saint Sulpice. Vous pourrez aussi y découvrir le monument funéraire de Claude-Louis Bruslé, premier Préfet de l’Aube, dont le cœur serait enfermé dans une urne… Quatre guerres sont commémorées à Barberey, au travers du buste d’un Poilu sculpté et de différentes plaques, la guerre de 1870-1871, la Première et la Deuxième Guerre Mondiale et enfin la guerre d’Indochine.
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